Mon prochain roman… avril 2020Mon prochain roman… avril 2020

Ceux qui me suivent sur Facebook ou Instagram, ne seront pas surpris d’apprendre qu’en ce mois d’avril, mon prochain roman a bien avancé… Puisque j’étais confinée, j’ai décidé de profiter de ce temps pour me lancer un défi : écrire 45000 mots en un mois. Au bout de trois semaines, l’objectif était dépassé, j’ai voulu continuer et voir si je pouvais aller jusqu’à 60000 ! Je viens d’atteindre ce deuxième objectif, et il me reste encore un jour…

Pour résumer, je suis ravie de cette expérience, tout d’abord parce que je pensais que 45000 mots était énorme, et que si j’arrivais à 30000, je m’estimerais heureuse. Mais aussi et surtout parce qu’elle m’a démontré que j’en suis capable !

Au cours des salons du livre auxquels j’ai participé, il m’est arrivé d’entendre des voisins d’exposition m’expliquer qu’ils écrivent très vite, qu’un premier jet peut être fini en trois mois, etc, etc. J’avais été intimidée par ces chiffres, que je trouvais éloignés de ma réalité… En me lançant dans ce challenge, je n’avais aucune idée de ma capacité à le réaliser. J’ai compris que jusque-là, je n’avais pas quantifié mon écriture, le nombre de mots ne représentait pas une unité de mesure dans ma tête. S’y confronter a été une expérience très enrichissante, puisque je sais qu’avec un peu de discipline, je peux moi aussi écrire un premier jet, en beaucoup moins de temps que je l’imaginais.

LA surprise majeure de ce mois d’écriture intensive, c’est que mon deuxième roman ne sera pas celui que je pensais…

J’avais évoqué mon prochain roman dans cet article : une dystopie, commencée il y a presque vingt ans, que je reprenais et pour laquelle j’avais écrit plus de 80000 mots. Et, début mars, un soir où je butais sur un passage, j’ai créé un autre document texte pour y coucher le premier chapitre d’une idée, que j’avais dans un tiroir depuis un moment, sans avoir passé le cap du premier mot…

Les phrases se sont enchaînées comme par magie et, avant de comprendre ce que je faisait, j’avais 15000 mots. Quand avril et le défi sont arrivés, je me suis donné un objectif chiffré, en envisageant de partager mon temps d’écriture entre les deux projets. J’avais toujours en tête que ma dystopie serait numéro 2. Ce nouveau roman s’est imposé comme une évidence, alors que pour lui, j’ai brisé tout mon code de conduite, évoqué dans cet article. J’ai commencé l’écriture sans avoir décidé de la fin, sans même avoir écrit de plan… Je croyais que ces manquements m’obligeraient à basculer sur l’autre manuscrit, et qu’il me faudrait mettre celui-ci de côté pour le laisser mûrir, mais le temps dans le tiroir a dû servir de maturation ! Les points que je croyais bloquants trouvaient une solution au fur et à mesure de l’écriture…

À la moitié de mon challenge, j’ai décidé qu’il serait mon deuxième roman pour plusieurs raisons. La première c’est qu’en continuant sur ce rythme, je devrais finir le premier jet courant mai. Ensuite, en écrivant celui-là, je me suis aperçue que je ne pourrais pas terminer ma dystopie sans une réécriture de certains passages, mon blocage venait sans doute de là… Et la dernière raison c’est que je dois me concentrer sur un seul projet pour le mener à sa conclusion.

Vous voulez en savoir plus ?

Comme il ne s’agit que d’un premier jet (et pas encore fini !) je ne vais vous donner que quelques pistes. J’ai vécu quatre ans en Angleterre. Au cours de ma dernière année d’études, j’ai habité dans une immense maison victorienne, divisée en quatorze chambres, louées par l’université, et toutes occupées par des filles… J’ai toujours pensé qu’il y avait matière à en tirer un roman… mais l’autobiographie n’est pas mon fort !

Rendez-vous dans un prochain article pour en apprendre davantage !

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